Au travail · Astuces
Chercher un emploi comme une routine, pas comme un sprint
Le pire ennemi d'une recherche d'emploi n'est pas le refus, c'est l'arrêt. On s'y jette à fond quelques jours, les réponses ne viennent pas, et tout s'éteint au bout d'une semaine. Une routine chiffrée est ce qui protège de ce découragement.
Dans le guide Les tâches rébarbatives du travail, en routines qui tiennentTable des matières · 5 parties
Chercher un emploi est un travail à plein temps déguisé, avec une particularité cruelle : l’essentiel du retour est négatif ou silencieux. On envoie dix candidatures pleines d’espoir, on reçoit trois refus et sept silences, et l’énergie retombe. Au bout d’une semaine ou deux, beaucoup arrêtent, non par manque de volonté, mais parce que rien ne récompense l’effort.
C’est exactement le genre de situation où une routine vaut mieux qu’une résolution. Ce guide fait partie des routines pour les tâches qu’on repousse.
Le danger, c’est l’arrêt
Une candidature refusée ne coûte rien : il en reste des centaines d’autres. Ce qui coûte tout, c’est le jour où l’on cesse d’envoyer. La recherche d’emploi se perd rarement sur une mauvaise candidature, presque toujours sur l’abandon. Toute la stratégie tient donc dans une phrase : ne pas s’arrêter.
On croit souvent qu’il suffirait de « se motiver » ou de « s’accrocher ». Mais la volonté n’est pas un réservoir dans lequel il suffirait de puiser plus fort ; cette idée a d’ailleurs mal résisté à l’épreuve des faits, comme le raconte la volonté n’est pas un muscle qui s’épuise. Ce qui tient, ce n’est pas la volonté, c’est le cadre.
Un objectif quotidien, petit et chiffré
Fixez un nombre de candidatures par jour, et choisissez-le assez bas pour le tenir un mauvais jour : une seule, s’il le faut. Les bons jours, vous en enverrez trois ou cinq : c’est du bonus. Ce qui compte, c’est que le compteur ne tombe jamais à zéro, parce que zéro un jour appelle zéro le lendemain.
Trois candidatures par jour ouvré, ce sont une soixantaine par mois. À ce rythme, la question n’est plus « est-ce que je cherche vraiment ? » : les chiffres répondent pour vous.
Comptez les envois, pas les réponses
Comme pour la prospection, jugez-vous sur ce que vous maîtrisez. Vous ne décidez pas des réponses ; vous décidez des envois. Une bonne journée, c’est une journée où vous avez atteint votre nombre, indépendamment de ce qui revient. Ça enlève au hasard le pouvoir de vous décourager.
Séparez l’envoi du reste
Envoyer, préparer un entretien, mettre à jour son CV, relancer : ce sont des tâches différentes, et les mélanger paralyse. Gardez la routine simple : un seul geste compté, l’envoi. Le reste s’organise autour, mais ne remplace jamais le compteur du jour.
À deux, on tient mieux
Chercher à plusieurs (un binôme, un petit groupe qui partage ses compteurs) transforme un parcours solitaire et décourageant en quelque chose de porté. On n’a pas envie d’être la ligne vide, et les jours de doute, voir l’autre continuer donne une raison de continuer aussi.
Sources rouvertes et vérifiées une à une. Comment on écrit ce blog