L’app · Coulisses

Culture du challenge : une app pour des défis privés, pas une vitrine

Quand j’ai parlé de Challenge Us à mon ami Pascal, il n’a pas du tout accroché. Il partait avec des a priori, et on le comprend : beaucoup d’apps de défis poussent à toujours faire plus, à une époque qui nous en demande déjà beaucoup. Ses réserves étaient justes, et c’est pour ça que l’app est construite autrement.

Sa première phrase a été celle-ci :

La culture du challenge, ça me renvoie au coaching, ça me renvoie à “tu peux le faire”.

Pascal Solmit

Il a raison. Le mot « challenge » traîne avec lui toute une imagerie : toujours plus loin, toujours plus haut, la réussite affichée en story, le coach qui vous explique comment vivre. Une app qui s’appelle Challenge Us part donc avec un soupçon, et il fallait y répondre franchement plutôt que de faire comme s’il n’existait pas.

Ce qui touche à l’intime ne se crie pas sur les toits

Pascal ajoutait une chose plus fine. Arrêter l’alcool, arrêter de fumer, se calmer sur les jeux vidéo, ça touche à l’intime. Tout le monde n’a pas envie de le crier sur les toits. Ce qui aide, c’est d’en parler entre soi, avec des gens qui vivent la même chose, comme dans les réunions des Alcooliques anonymes : un cercle choisi, pas un public.

C’est pour ça que Challenge Us est construit à l’envers de la culture du challenge. On y relève un défi seul, ou avec les quelques personnes qu’on a choisies, et rien de ce qu’on y fait ne sort de ce cercle sans qu’on l’ait décidé.

Assez des injonctions à aller mieux

Il y a une deuxième fatigue, plus diffuse, que Pascal a mise en mots :

On a déjà des tonnes d’influenceurs qui viennent te dire comment gérer ta dopamine ou tes hormones. C’est tout le temps : il faut se faire du bien, il faut se challenger, il faut prendre soin de soi. Je pense que j’ai une overdose de ça sur Internet.

Pascal Solmit

Le problème n’est pas de vouloir aller mieux, c’est qu’on vous dise comment, à longueur de fil, avec des certitudes qui changent chaque semaine. Une app de plus sur ce ton serait une voix de plus dans le vacarme. D’où une règle simple : l’app ne vous dit pas quoi viser. Elle vous aide à tenir ce que vous avez choisi, et quand elle explique quelque chose, elle donne ses sources.

Six choix qui font la différence

  • Rien n’est exposé d’office. Il n’y a pas de fil public, pas d’abonnés, pas de classement général public. Un défi ne se voit que par les personnes que vous y avez invitées, une par une, avec un lien que vous envoyez vous-même. Vous pouvez aussi le faire seul, et personne n’en saura rien. Si vous avez envie de montrer vos faits d’armes, votre page de profil peut s’ouvrir et afficher vos trophées : c’est votre choix, jamais une obligation.
  • Il n’y a pas de coach. Personne ne vous fixe d’objectif ni ne vous dit comment vivre. C’est vous qui choisissez ce que vous voulez changer, à quel rythme, et l’objectif ne monte jamais tout seul.
  • Ce n’est pas toujours plus. Beaucoup de défis consistent à faire moins : moins d’écran, pas d’alcool, pas de cigarette. D’autres sont minuscules, comme prendre des nouvelles d’un proche une fois par jour.
  • Se comparer reste une option. Chaque défi a son classement, parce que certains aiment la compétition et que ça les amuse. Mais il ne compare que les gens que vous avez choisis, et seulement sur ce que vous avez décidé ensemble.
  • Ce qui est intime le reste. Votre promesse, la phrase qui dit pourquoi vous relevez un défi, n’est lue que par vous, sauf si vous décidez de la montrer. Votre point bien-être, lui, ne se partage pas du tout.
  • On apprend en route. Les défis viennent avec des articles à lire, et certains avec des leçons au fil des jours : ce que change un mois sans alcool, comment le manque de nicotine s’estompe, pourquoi une habitude met du temps à s’installer. Des faits, avec leurs sources, pas des injonctions.

Du micro défi au défi de groupe

Il y a toutes les façons de s’en servir : un micro défi, comme boire un verre d’eau chaque matin, ou un défi de groupe bien motivé entre amis, en famille ou au travail. Challenge Us est moins une app de performance qu’un outil intime : on y choisit les personnes avec qui l’on partage un objectif, ou un moment difficile, et on s’aide à atteindre des choses très personnelles.

Et au bout de tous ces défis, il y a une seule question : est-ce que je vais mieux ? C’est ce qu’on a essayé de rendre mesurable, pour qui le veut, avec le point bien-être et le test WHO-5 de l’OMS.

Sources rouvertes et vérifiées une à une. Comment on écrit ce blog

Challenge Us

Le blog de l’app

Le blog de Challenge Us : des études expliquées simplement, et pas un chiffre sans sa source. Chaque référence est rouverte et vérifiée avant publication.