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Des défis à faire à plusieurs : en couple, entre potes, au boulot
Le bon défi commun n’est pas le plus ambitieux : c’est celui que tout le monde peut tenir un mardi soir de novembre. Voici des idées par cercle : couple, bande d’amis, famille, collègues, groupe à distance. Et les trois réglages qui font la différence.
Dans le guide Tenir à plusieurs : pourquoi ça marche, et avec qui se lancerTable des matières · 6 parties
La question qui bloque la plupart des groupes n’est pas « est-ce qu’on se lance ? », c’est « on fait quoi ? ». Et la réponse tourne trop vite autour du sport, alors que la moitié des défis qui tiennent n’ont rien à voir avec une salle.
Une seule règle avant la liste : c’est la personne la plus occupée du groupe qui fixe le niveau. Un défi que trois personnes sur cinq abandonnent la deuxième semaine ne motive plus personne, il culpabilise. Mieux vaut un objectif que tout le monde trouve un peu facile.
En couple
C’est le cercle le plus favorable, parce qu’on partage déjà les repas, les soirées et le réveil. Trois idées qui se tiennent à deux sans rien organiser :
- Dormir assez : chacun encode ses heures le matin, une fois. C’est le défi le moins spectaculaire et l’un des plus faciles à tenir à deux, puisque se coucher est déjà une décision commune.
- Cuisiner plutôt que commander : un nombre de repas faits maison par semaine, ce qui laisse le droit de craquer le vendredi.
- Marcher chaque jour : la version la plus simple, et celle qui donne le plus d’occasions de sortir ensemble.
- Une perte de poids, avec une précaution : dans l’app, chacun fixe son objectif et le classement compare le pourcentage du chemin parcouru, pas les kilos. Deux gabarits différents jouent ainsi à armes égales, et personne n’affiche son poids comme un score.
D’autres idées, et comment elles se jouent dans l’app : des idées de défis en couple.
Entre amis
C’est le cercle où la comparaison fonctionne le mieux, et où un gage a le plus de sel.
- Pompes quotidiennes, gainage, kilomètres de course : le classique, avec un classement du jour et un duel de la semaine.
- Les 150 minutes de l’OMS : 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, c’est la recommandation officielle pour un adulte1. L’objectif se compte à la semaine, donc une journée ratée ne casse rien, ce qui aide quand les emplois du temps ne se ressemblent pas.
- Pas d’alcool pendant un mois : une limite à zéro, où la journée se valide d’un appui le soir. À plusieurs, c’est bien plus facile que seul, et le groupe sert de point de rendez-vous les soirs difficiles.
- Arrêter de fumer : même principe. Tout ce qu’on sait de la contagion des comportements dans les groupes proches joue ici en votre faveur, comme le raconte notre article sur ce qu’un défi commun change entre vous.
La liste complète, pour rire ou pour se mesurer : des idées de défis entre amis.
En famille
Avec des enfants ou des adolescents, l’intérêt n’est pas la performance : c’est que la règle soit la même pour tout le monde, parents compris.
- Pas d’écran le soir ou des soirées sans écran : un nombre de soirées par semaine se négocie mieux qu’une interdiction.
- Cinq fruits et légumes, mieux s’hydrater : les plus simples à encoder, donc les meilleurs pour prendre le réflexe.
- Ranger un peu chaque jour, vaisselle faite le soir : quinze minutes plutôt qu’un samedi entier, et une corvée qui devient un score.
- Lire, écrire, compter avec mon enfant et un atelier créatif par semaine : deux rendez-vous hebdomadaires qui remplacent un temps d’écran, détaillés dans notre article sur les séances d’apprentissage à la maison.
- Appeler ses proches : un ou deux appels par semaine, entre frères et sœurs, aux grands-parents. C’est le seul défi de la liste dont le résultat est entièrement fait de liens.
Avec les enfants, à la maison ou à distance : des idées de défis en famille.
Entre collègues, ou entre indépendants
Les tâches qu’on repousse se tiennent mieux un peu chaque jour qu’en une journée maudite par mois, et à plusieurs plutôt que seul dans son bureau.
- Prospecter chaque jour : quelques entreprises contactées par jour, chacun les siennes. Entre indépendants qui ne se font pas concurrence, c’est le défi commun le plus rentable qui soit.
- Envoyer des candidatures : chercher un emploi est un travail solitaire, et le rendre visible à deux ou trois personnes change beaucoup de choses.
- Travail concentré : des blocs sans notification, encodés une fois finis.
- Prendre les escaliers : le plus bête, celui qui marche le mieux dans un immeuble de bureaux.
Pour bouger au bureau ou tenir sa prospection : des idées de défis entre collègues.
À distance, ou à des fuseaux différents
Rien n’oblige à habiter la même ville. Dans l’app, la journée de chacun est calculée dans son fuseau : à Bruxelles et à Bangkok, les deux ont bien leur journée entière, et personne ne perd une série parce qu’il s’est levé plus tard sur la carte.
Ce cercle-là marche mieux avec des défis qui ne dépendent d’aucun lieu : lire tous les jours, méditer, apprendre une langue. Et un groupe de discussion, qui remplace le fait de se croiser.
Trois réglages qui font tenir un défi commun
Un minimum, ou une limite. « Au moins 100 pompes » et « pas plus de 120 minutes d’écran » se règlent de la même façon dans l’app, mais ne se vivent pas pareil : un minimum se gagne dans la journée, une limite ne se gagne qu’à la fin. Pour tout ce qu’on veut réduire (sucre, écrans, alcool, cigarettes, dépenses), prenez la limite.
Le même geste pour tout le monde, sauf pour le poids. Trois personnes qui font des pompes se motivent mieux qu’une qui fait des pompes, une qui lit et une qui médite. La perte de poids est la seule exception du catalogue : chacun y vise son propre objectif, parce que comparer des kilos entre deux morphologies n’a aucun sens.
Une durée, annoncée dès le départ. Trente jours, trois mois, jusqu’à l’été. Un défi sans fin ne se termine pas : il s’éteint, et personne n’ose dire quand. Avec une date, il y a un résultat, un vainqueur éventuel, et surtout une occasion de relancer autre chose. Le geste, le niveau et le moment se règlent avec notre méthode en six questions pour choisir un défi qui tient.
Sources
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Bull, F. C. et al. (2020). World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 54(24), 1451-1462. Accès libre : PMC7719906. ↩
Sources rouvertes et vérifiées une à une. Comment on écrit ce blog